Du 9 au 20 novembre 2026, la COP 31 réunira à Antalya, en Turquie, les acteurs internationaux du climat. Après une COP 30 marquée par la volonté d’accélérer la mise en œuvre des engagements existants, cette nouvelle conférence doit poursuivre cette dynamique. La présidence de la COP 31 souhaite notamment faire avancer la transition énergétique, la transformation industrielle verte, le financement climatique ou encore la résilience.
Derrière ces négociations internationales se dessinent des transformations qui peuvent également concerner les entreprises. Énergie, investissements, modes de production ou évolution des marchés : les enjeux climatiques influencent progressivement de nombreuses décisions économiques. Pour les organisations, l’enjeu est donc de comprendre ce qui se joue afin d’identifier les évolutions susceptibles d’avoir un impact sur leur activité. Quels sujets les entreprises doivent-elles particulièrement surveiller à l’approche de la COP 31 et comment mieux les décrypter auprès de leurs collaborateurs ?
COP 31 : des négociations internationales aux réalités de l’entreprise
Les COP peuvent parfois sembler éloignées du quotidien des entreprises. Pourtant, ces rendez-vous internationaux participent à orienter l’action mondiale face au changement climatique. La COP 31 souhaite poursuivre le passage des engagements aux résultats concrets, avec une attention particulière portée à leur mise en œuvre.
Comprendre ce qui se joue lors de la COP 31
Une COP, ou Conférence des Parties, réunit les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques afin de faire progresser la coopération internationale en matière de climat. La 31e édition se tiendra à Antalya, du 9 au 20 novembre 2026.
La COP 31 arrive après une édition organisée à Belém qui a notamment cherché à accélérer l’application des engagements déjà pris. La COP 30 a donné lieu à 56 décisions adoptées par consensus et au lancement d’initiatives destinées à faciliter la mise en œuvre des engagements climatiques et des stratégies d’adaptation.
À Antalya, cette logique devrait rester centrale. La présidence de la COP 31 insiste déjà sur l’électrification, l’efficacité énergétique, l’industrialisation verte, l’économie circulaire ou encore la nécessité de transformer davantage de projets climatiques en investissements réalisables. Les questions agricoles et alimentaires continueront également d’être discutées dans le cadre des travaux de la Convention.
Mais pourquoi ces discussions doivent-elles intéresser une entreprise qui n’est pas directement présente à Antalya ? Parce que les transformations engagées autour du climat dépassent progressivement le cadre des négociations internationales.
Quand les engagements climatiques rencontrent les enjeux économiques
Les décisions prises lors d’une COP ne deviennent pas automatiquement de nouvelles obligations applicables à toutes les entreprises. Leur traduction dépend ensuite des États, des politiques publiques et des différents cadres économiques ou réglementaires.
Elles permettent néanmoins de comprendre les grandes orientations autour desquelles l’économie mondiale est amenée à évoluer. L’énergie utilisée, les technologies développées, les investissements mobilisés ou encore les modes de production peuvent progressivement être influencés par les objectifs climatiques.
Les entreprises sont d’ailleurs directement associées à cette dynamique de mise en œuvre. À la suite de la COP 30, l’Agenda mondial pour l’action climatique a renforcé la mobilisation des gouvernements, des villes, de la société civile mais aussi du secteur privé.
Suivre la COP 31 ne consiste donc pas simplement à observer les négociations entre États. Pour une entreprise, il s’agit aussi de repérer les transformations climatiques et économiques susceptibles d’influencer son environnement dans les prochaines années.
Énergie, décarbonation, financement : quels enjeux les entreprises doivent-elles surveiller ?
Toutes les discussions menées autour de la COP 31 n’auront évidemment pas les mêmes conséquences pour chaque organisation. Plusieurs thèmes apparaissent néanmoins particulièrement intéressants pour le monde économique. Transition énergétique, financement ou transformation industrielle peuvent conduire les entreprises à interroger leurs choix et leurs modèles.
La transition énergétique peut-elle accélérer la transformation des entreprises ?
L’énergie constitue l’un des axes mis en avant dans la préparation de la COP 31. Sa présidence souhaite notamment accélérer l’électrification et améliorer l’efficacité énergétique dans différents secteurs.
Pour une entreprise, cette transformation peut prendre des formes très différentes. Réduire la consommation énergétique d’un bâtiment, électrifier certains usages, faire évoluer les transports ou repenser un procédé industriel sont autant de leviers susceptibles de contribuer à la réduction des émissions.
Mais cette transition ne se résume pas à une contrainte environnementale. Elle peut également pousser les organisations à revoir certaines pratiques, investir dans de nouvelles technologies ou imaginer des solutions différentes. Les entreprises doivent ainsi déterminer quelles transformations sont réellement adaptées à leur activité plutôt que d’appliquer une réponse identique à tous les secteurs.
C’est principalement sur ces interactions entre énergie, climat et économie que Jean Marc JANCOVICI intervient régulièrement. Son travail permet de mieux comprendre les enjeux liés à la transition énergétique. Simone & Nelson l’a par exemple accompagné lors d’une conférence organisée pour AXIONE afin d’apporter aux collaborateurs des éléments de compréhension sur le réchauffement climatique.
Le financement de la transition, un enjeu économique pour les entreprises
Transformer un modèle de production, améliorer l’efficacité énergétique ou développer une innovation bas carbone implique souvent des investissements. La transition climatique pose donc aussi une question économique : comment financer les transformations nécessaires sans déconnecter les ambitions environnementales de la réalité de l’entreprise ?
Le financement climatique fait partie des sujets suivis dans le processus de la COP 31. Sa présidence souhaite faciliter la transformation des plans climatiques nationaux en projets capables d’attirer des investissements.
À l’échelle d’une entreprise, la réflexion peut porter sur des choix plus concrets : rénovation d’un site, changement d’équipements, évolution d’un moyen de transport, développement de nouveaux produits ou investissement dans des solutions moins carbonées.
La question climatique rejoint alors directement les arbitrages stratégiques. Il ne s’agit plus uniquement de définir des engagements environnementaux, mais de déterminer où investir, à quel rythme et avec quelles priorités.
Des modèles de production et des chaînes de valeur amenés à évoluer
La transformation ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Pour créer un produit ou délivrer un service, une organisation dépend souvent d’un ensemble de fournisseurs, de matières premières, de transports et de partenaires.
La transition énergétique et la transformation industrielle peuvent donc progressivement conduire certaines entreprises à revoir leur chaîne de valeur. La présidence de la COP 31 met en avant l’industrialisation verte et le développement de l’économie circulaire.
Disponibilité d’une matière première, coût de l’énergie, dépendance à certains fournisseurs ou évolution des transports peuvent devenir des questions stratégiques. Philippe CHALMIN, économiste et historien spécialiste des matières premières, apporte justement un éclairage sur l’évolution et les perspectives de ces marchés mondiaux.
La transition climatique amène ainsi les entreprises à regarder au-delà de leur propre fonctionnement : leur capacité à évoluer dépend aussi de l’écosystème économique dans lequel elles s’inscrivent.
COP 31 : comment les entreprises peuvent-elles anticiper ces transformations ?
Suivre les annonces de la COP 31 ne suffit pas. L’intérêt pour une organisation réside surtout dans sa capacité à identifier ce qui concerne réellement son activité. Ce rendez-vous international peut ainsi devenir un point de départ pour prendre du recul, croiser les expertises et ouvrir la discussion auprès des collaborateurs.
Identifier les transformations qui concernent réellement son activité
Une entreprise industrielle, une banque, un distributeur ou une société de services ne seront pas confrontés aux mêmes enjeux climatiques. Les priorités doivent donc être adaptées au secteur, au territoire, au modèle économique et aux dépendances propres à chaque organisation.
Plusieurs questions peuvent alors guider la réflexion. Quels postes consomment le plus d’énergie ? Certains fournisseurs représentent-ils une dépendance particulière ? Les attentes des clients évoluent-elles ? Quelles innovations peuvent transformer le secteur ? Quels investissements seront nécessaires à moyen terme ?
L’objectif n’est pas de répondre simultanément à tous les enjeux liés au changement climatique. Il s’agit plutôt de hiérarchiser ceux qui peuvent réellement influencer l’avenir de l’entreprise et de comprendre comment ils interagissent avec sa stratégie.
Faire du climat un sujet transversal dans l’entreprise
Longtemps associé principalement aux directions RSE, le climat touche aujourd’hui de nombreux métiers. Une direction financière peut réfléchir au financement d’une transformation. Les achats peuvent interroger la dépendance à certains fournisseurs. Les équipes innovation peuvent développer de nouvelles solutions tandis que les ressources humaines accompagnent l’évolution des compétences.
Cette transversalité constitue justement l’un des principaux défis. Les décisions climatiques peuvent difficilement être pensées de manière isolée lorsque leurs conséquences concernent plusieurs fonctions de l’entreprise.
Experte du développement durable et fondatrice du cabinet Utopies, Elisabeth LAVILLE travaille sur la responsabilité sociétale des entreprises, l’innovation durable et la consommation responsable. Son approche permet de replacer les enjeux environnementaux dans une réflexion plus globale sur la transformation des organisations.
Utiliser la COP 31 pour ouvrir le dialogue avec les collaborateurs
Entre négociations internationales, données scientifiques, objectifs énergétiques et mécanismes financiers, l’actualité climatique peut rapidement devenir difficile à décrypter. La COP 31 représente pourtant une occasion intéressante pour mobiliser les collaborateurs autour des enjeux environnementaux et ouvrir ces sujets au sein de l’entreprise.
Organiser une conférence sur l’écologie et le développement durable peut permettre de rendre les enjeux plus accessibles, de répondre aux interrogations et surtout de les relier à la réalité professionnelle des participants.
L’intervention d’un expert apporte également un regard extérieur. Un conférencier peut expliquer les mécanismes en jeu, mettre les annonces en perspective et permettre aux collaborateurs de confronter leurs points de vue. L’objectif ne consiste pas à apporter une réponse unique, mais à donner aux équipes les clés nécessaires pour construire leur propre réflexion.
Simone & Nelson a déjà accompagné plusieurs entreprises dans cette démarche. François GEMENNE est par exemple intervenu auprès des collaborateurs de BESSÉ Assurances pour présenter les enjeux du changement climatique et établir un lien avec l’économie ainsi qu’avec le secteur d’activité de l’entreprise.
5 conférenciers pour décrypter les enjeux de la COP 31
Climat, énergie, économie, développement durable ou géopolitique : comprendre la COP 31 nécessite de croiser plusieurs expertises. Pour aider vos collaborateurs à prendre du recul sur les transformations en cours, découvrez cinq conférenciers aux approches complémentaires.
Spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement et des migrations, François est chercheur qualifié faisant partie du “Fonds de la Recherche Scientifique” à l’Université de Liège. Il est auteur principal pour le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat ( GIEC ), et enseigne les politiques du climat et les migrations internationales dans plusieurs universités, notamment à Sciences Po Paris et à la Sorbonne. Par ailleurs, il est codirecteur de l’Observatoire Défense et Climat du Ministère des Armées en France, établi à l’IRIS.
En parallèle de ses activités, il est également conférencier. Il intervient en entreprise pour parler d’empreinte carbone, de réchauffement climatique et aide les entreprises à adopter une démarche plus engagée envers l’environnement.
Contactez François GEMENNE : [email protected]
Précédemment consultant pour la Banque Mondiale et pour le Premier ministre en 2006, Philippe CHALMIN est un économiste et historien, spécialiste des matières premières. Professeur, chroniqueur et conférencier, Philippe publie annuellement, depuis 1986, le rapport Cyclope sur l’état et les perspectives des marchés mondiaux des matières premières.
Diplômée de l’HEC Paris, Elisabeth LAVILLE est une spécialiste de la responsabilité sociétale des entreprises. Fondatrice du cabinet Utopies et de l’agence Graine De Changement, elle reçoit le Prix Veuve Clicquot de la femme d’affaires et se hisse au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur. Elle véhicule dans ses interventions les solutions de consommation responsable, l’innovation durable et le développement économique des entreprises.
Virginie RAISSON-VICTOR est une chercheuse en relations internationales, géopolitique et prospective, connue pour ses travaux approfondis sur les grands enjeux des transitions contemporaines. En tant que co-auteure des émissions et atlas du Dessous des Cartes puis d’ouvrages de prospective de référence (« Les Futurs du Monde », Virginie RAISSON-VICTOR explore les défis majeurs auxquels notre monde est confronté, notamment sur les plans géopolitique, écologique et sociétal.
En entreprise, elle intervient en tant que conférencière sur des sujets sociétaux, politiques, environnementaux, géopolitique et de prospective.
Consultant, enseignant, conférencier, auteur de livres ou encore chroniqueur, Jean Marc JANCOVICI est connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur le changement climatique et la crise énergétique.
Conférencier d’exception, il intervient en entreprise pour aborder divers sujets portant sur l’écologie ainsi que la politique et la société.
Anticiper aujourd’hui pour mieux comprendre les transformations de demain
La COP 31 ne donnera pas une feuille de route identique à toutes les entreprises. Elle permettra néanmoins de remettre au centre du débat plusieurs transformations déjà engagées autour de l’énergie, du financement, de l’industrie ou des modèles économiques.
Vous souhaitez profiter de la COP 31 pour sensibiliser vos collaborateurs et ouvrir la réflexion sur les transformations climatiques qui concernent votre organisation ? Faites appel à Simone & Nelson pour identifier le conférencier et le format les plus adaptés aux enjeux de votre entreprise.