Gaspard Proust est le Sida

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Gaspard Proust est le Sida

en résumé

Une campagne percutante face à l'oubli

La campagne #jesuisla d'AIDES confie au Sida une voix inquiétante incarnée par Gaspard Proust. L'humoriste prête son ton doucereux et faussement détaché à la maladie pour alerter sur sa persistance et rappeler qu'elle n'a pas disparu. Le message central : le Sida reste omniprésent alors que l'attention des jeunes s'est relâchée.

L'humour noir au service de la sensibilisation

En mobilisant le cynisme de Gaspard Proust et son art de l'humour noir, AIDES crée une présence disruptive du Sida sur les réseaux sociaux et le paysage médiatique. Cette approche vise à sortir les jeunes de leur complaisance face aux risques de transmission, en rendant la menace tangible et actuelle, loin des campagnes conventionnelles de prévention.

Gaspard ProustGaspard Proust incarne le Sida dans la dernière campagne AIDES #jesuisla.

L’humoriste et acteur Gaspard Proust devient la voix du Sida et nous rappelle à l’ordre. Son ton doucereux nous englobe et nous emprisonne : le message est clair, le Sida est partout.

Cette campagne vise à sensibiliser les jeunes aux risques de transmission du Sida. Dans un monologue froid et effrayant, Gaspard Proust déclare : « Je suis là pour parler de moi. Je n’ai pas l’habitude étant donné, qu’avant, d’autres le faisaient à ma place. On parlait de moi partout, tout le temps, je passais à la télé, c’était la consécration. » .

Comme le crie Solidays, le festival de solidarité Sida, le combat doit continuer. Les efforts et l’attention se relâchent et, alors qu’on se méfie le moins, le Sida frappe toujours. Le virus n’a pas été éradiqué. C’est d’ailleurs sur ce point qu’appuie Gaspard Proust : « Mais là, je ne sais pas, j’ai l’impression qu’on m’oublie; » . Or le Sida est toujours présent et il le fait savoir « Et puis, le plus important, au fond, c’est que moi, je ne les oublie pas, les gens, je continue à être là, partout, tout le temps.» .

Pour insister sur cette présence, le Sida crée son propre compte Twitter. La maladie est au plus près des jeunes dans la vie de tous les jours, elle les accompagne même sur les réseaux sociaux. L’organisme AIDES trouve un nouveau moyen pour ancrer le Sida dans le paysage médiatique. Sans identité, sourire narquois aux lèvres : le Sida n’a jamais été menaçant.

Si Gaspard Proust a été choisi c’est pour son côté cynique et sa propension à pratiquer l’humour noir. Il passe pour être une personne désabusée et c’est exactement l’image qu’il véhicule en incarnant le Sida avec sa voix nonchalante et faussement détachée. La maladie continue ses ravages, d’autant que les jeunes ne semblent plus autant concernés que par le passé : ils se protègent moins. Gageons que ce film fasse bouger les lignes.

Crédit Photo et Vidéo : © AIDES

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