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Interview personnalité : Contacter Cyril Moré (ski handisport) sur le moteur de recherche de personnalités Simone et Nelson
Chanteur

| Publié le 9 avril 2012

Interview personnalité : Contacter Cyril Moré (ski handisport) sur le moteur de recherche de personnalités Simone et Nelson

« Le lundi, c’est Celebrity » – chaque lundi, nous interviewons une célébrité inscrite sur S&N !

Aujourd’hui, c’est Cyril Moré, ex-membre de l’équipe de France d’escrime Handisport qui a recueilli pas moins de 5 médailles d’or durant sa carrière entre les Jeux d’Atlanta, de Sydney et d’Athènes qui nous fait l’honneur de répondre à nos questions. Il est actuellement le 3ème skieur mondial en Géant et il compte bien glaner d’autres médailles aux prochains Jeux Olympiques d’hiver… Un parcours hors du commun !

Comment ça va Cyril ? Quelle est ton actualité ?

Je suis en convalescence après m’être fracturé l’épaule en tombant sur une étape de la Coupe du Monde de ski au Canada. Le bilan cette année est très bon puisque je réalise ma meilleure saison en 2011/2012. J’ai la chance depuis quelques années de progresser tant techniquement qu’en terme de résultats. Je finis 3ème mondial en Géant en obtenant au total 6 podiums sur les étapes d’Italie, des États-Unis et du Canada où j’ai chuté.

Lorsque j’aurai bien récupéré, je reprendrai le travail physique en pratiquant le hand-bike le long de la Seine et en participant à quelques raids. Un stage de ski sera certainement organisé cet été dans l’hémisphère Sud avec toujours cet objectif en tête d’aller chercher une médaille aux JO de Sotchi en 2014.

Tu es passé du plus haut niveau mondial en escrime (sabre en particulier) au plus haut niveau mondial en ski alpin. Comment est-ce possible ?

Je ne suis pas passé d’une discipline à l’autre. J’ai toujours pratiqué les deux. J’ai d’ailleurs toujours pratiqué de nombreux sports. Quand je me rappelle mes années lycée, avant mon accident, mes semaines étaient rythmées par la natation, la course à pieds, le volley, le VTT et le hockey sur glace.

On peut avoir l’impression que tout va changer après un accident mais finalement, après ce petit moment de KO, on se rend compte que les épreuves ne changent pas l’Homme. Les valeurs restent les mêmes. J’étais sportif avant et j’ai cherché à reproduire ce modèle avec encore plus de précision après.

Aujourd’hui, il s’agit pour moi d’une double pratique complémentaire même si à un moment, j’ai dû choisir entre les deux disciplines au plus haut niveau.

D’après toi, pourquoi une marque pourrait-elle faire appel à toi ? Quelles sont les valeurs dans lesquelles tu te reconnais ?

Une marque peut faire appel à moi parce que je suis la caution morale indispensable à toute entreprise (rires). Plus sérieusement je vais d’abord te parler de quelques valeurs qui me touchent.

Tout d’abord la recherche de perfection dans l’innovation, qu’elle soit médicale ou technologique m’intéresse particulièrement. J’utilise beaucoup de matériel technique dont il faut tirer le maximum. Ensuite, la notion d’engagement est  importante au regard de mon parcours et elle explique ma présence dans deux disciplines distinctes. J’aime aussi le côté désintéressé et pur du handisport. Il n’y a pas d’histoire d’argent dans notre pratique. Nous nous battons par amour du sport. Enfin, je crois que la notion de solidarité est très forte dans le handisport car l’entraide entre athlètes est une réalité. De plus, pour l’entreprise, s’associer à un handisport, c’est une façon de lancer un signal de solidarité à l’extérieur. C’est du développement durable à dimension sociale.

Comment ces valeurs se traduisent-elles dans le monde de l’entreprise ?

Au soutien de ces valeurs, j’ai acquis une certaine expérience en entreprise d’abord parce que j’ai toujours travaillé à mi-temps à côté de ma pratique sportive mais aussi parce que j’ai déjà mené différentes actions de sponsoring. Je sais faire passer des messages auprès des salariés et des clients de mes partenaires. Je recherche plus à créer une démarche de partenariat que de mécénat. C’est l’échange et le partage qui m’intéressent plus qu’une simple participation financière.

Avec quelles marques as-tu déjà travaillé ?

En 20 ans de carrière, elles sont nombreuses. J’espère ne pas en oublier. Il s’agit en ce qui concerne les équipementiers d’Adidas, Rossignol, Bollé, Demetz, Julbo et Ski Clinic. Pour les partenaires/sponsors : EDF, ASF, Adia, Safran, Invacare, Carrard Services. Toutes ces entreprises viennent d’horizons très variés qui vont de la société d’autoroutes au nettoyage industriel.

A quels types de marques souhaiterais-tu t’associer ?

Aujourd’hui, l’idéal pour moi serait de trouver seulement 2 ou 3 gros partenaires de dimension internationale car le parallèle est possible avec nos étapes de Coupe du Monde à travers le monde. Cependant, c’est compliqué et je suis aussi conscient que le maillage local est important. J’habite Rueil Malmaison et le nombre de sièges sociaux dans cette ville est dense. Cette présence internationale est donc peut-être possible en local.

En terme de secteur, peu importe le type d’entreprise. Quand j’ai monté des opérations de partenariat, je crois avoir toujours eu un bon impact sur les salariés. Mon expérience a quelque chose de nouveau pour les gens qui me découvrent.

Simone et Nelson pour toi qu’est-ce que c’est ?

Au départ, avec ce nom anglais, je me suis dit « c’est du lourd » (rires). Maintenant que je vous ai rencontré, je me dis en plus que le projet est solide et que l’entreprise ne peut que se développer.

En moins 140 caractères (soit un Tweet) comment tu voudrais tu voudrais conclure cet interview ?

Moi je suis en route pour les Jo de Sotchi 2014. Et vous ? Ça vous tente ?

cc @brandandceleb

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