Après une défaite sportive, les coachs ont un vrai rôle à jouer auprès de leurs sportifs en matière de réassurance. Trouver les bons mots, ceux qui sauront redonner de la force lorsque l’on touche le fond : c’est aussi ça être entraîneur. Si cette posture existe dans le monde du sport, on le retrouve aussi dans le milieu professionnel. En tant que manager, l’enjeu est le même : adopter le bon discours, au bon moment pour relancer la motivation et recréer une dynamique positive.
Défaite sportive et échec dans le monde du travail, quels sont les points communs ?
Des mécanismes émotionnels similaires :
- Que ce soit après une défaite sportive ou la perte d’un client en BtoB, les réactions sont proches : remise en question, baisse de confiance, frustration ou doute.
- Comme dans le sport, la performance professionnelle est aussi mentale : la capacité à gérer l’échec conditionne la suite.
L’importance du discours managérial après un échec professionnel :
- Le rôle du manager est comparable à celui d’un coach : il donne le ton et influence directement la manière dont l’équipe va interpréter l’échec.
- Un discours structuré, lucide et mobilisateur permet d’éviter la culpabilité et de maintenir l’engagement.
Faire de l’échec une opportunité d’apprentissage et de rebond
- Comme une équipe sportive qui analyse un match perdu, les entreprises doivent tirer des enseignements concrets de leurs échecs.
- L’objectif est de passer d’une logique de résultat à une logique de progression continue.
Ne pas sous estimer la dimension émotionnelle après une défaite : l’importance de l’écoute
Défaite sportive, qualifications ratées, perte d’un appel d’offres, objectifs non atteints… Dans ce genre de moments, que l’on soit entraîneur ou manager, il est parfois tentant de vouloir vite passer à autre chose, laisser l’échec de côté et aller de l’avant. Ne pas rester bloqué dans le passé et vouloir se projeter sont des bonnes choses, elles permettent de rebondir. Pour autant, il ne faut pas négliger l’instant présent. En effet, minimiser les émotions de ses équipes, c’est prendre le risque qu’elles ressurgissent à l’avenir. Mieux vaut prendre le temps de traiter la problématique sur le moment plutôt que de créer une bombe à retardement.
Vous l’aurez compris, accueillir la déception sans la minimiser est une posture managériale clé. Reconnaître l’effort fourni et la déception ressentie par ses équipes permet de poser un cadre de confiance et de considération. Pour aller un cran plus loin, il est primordial d’identifier les réactions individuelles. Certains collaborateurs peuvent avoir tendance à dissimuler leurs ressentis, c’est d’autant plus le cas lorsque l’on parle de collectif. Faire part de ses émotions dans un groupe n’est pas évident, c’est là qu’intervient l’importance de bien connaître ses collaborateurs. Lorsque vous possédez une connaissance fine de vos membres, il est donc plus facile de détecter les signaux faibles. Ce sont ces mêmes signaux qui sur le long terme peuvent entacher la dynamique de l’individu, de l’équipe si l’on ne met pas le doigt dessus.
Pour laisser place aux émotions, il est nécessaire de créer un espace d’expression, autrement la parole ne se libère pas. Debrief structuré, échange collectif ou points individuels, les formats sont nombreux. Ce qui est important lors de ces moments, c’est de ne pas vouloir aller trop vite. Écouter et intérioriser ce que l’autre a à dire est la première étape, dans un second temps alors il sera possible de mettre en place des solutions. Cette étape est essentielle pour transformer une défaite en apprentissage et préparer efficacement le rebond.
Discours juste et impactant : après l’écoute, place au choix des mots
Si l’écoute est la première étape dans ce processus d’accompagnement post-défaite, il est évidemment important de savoir dialoguer par la suite. Il ne s’agit pas seulement de réagir, mais de donner une direction. Pour ne pas que les émotions des collaborateurs prennent le dessus, le supérieur hiérarchique doit pouvoir poser un cadre. À lui de trouver l’équilibre entre lucidité et encouragement. Il faut reconnaître de manière objective les faits tout en évitant d’installer un climat négatif. Être lucide, c’est assumer ce qui n’a pas fonctionné, être encourageant, c’est rappeler que cet échec n’est pas une finalité. Il faut rassurer les équipes : ce n’est pas cet épisode qui ne remet pas en cause la valeur des équipes ni leur capacité à réussir.
Si l’on continue dans ce sens, valoriser les efforts est donc essentiel. Même si le résultat n’est pas au rendez-vous, le chemin parcouru lui a une réelle valeur. Cela permet de maintenir la motivation et de renforcer le sentiment d’utilité des collaborateurs. Dans la sphère sportive comme en entreprise, cette reconnaissance est un levier notable pour éviter le décrochage après une défaite, un échec.
À l’inverse, axer son discours sur la morale et la reproche ne permettra pas de faire avancer vos équipes. Bien au contraire, relever uniquement les erreurs devient contre-productif. La confiance et la connivence entre les collaborateurs et les supérieurs est alors rompue, c’est souvent dans ce genre de climat que s’installent des tensions. À vous de ne pas tomber dans cette dimension et de choisir une posture engagée basée sur la positivité et la réalité des faits.
Transformer la défaite en moteur de progression
Après l’écoute et les mots, place à l’action. La troisième étape de l’accompagnement est donc orientée solutions. Pour les trouver, il est important de faire une analyse de la situation, se questionner, repérer les failles. Où avons-nous été pertinents, et où avons-nous manqué d’impact ? Qu’est-ce qui pourrait faire la différence la prochaine fois ? De quoi aurait-on besoin pour tendre vers l’excellence ? Cette analyse doit découler sur des axes d’amélioration clairs et activables rapidement.
Cette notion de temps est primordiale. Trouver des moyens de s’améliorer n’est pas le plus dur, la complexité repose dans la mise en place et le temps que cela va prendre. Ne pas avoir à attendre avant de mettre en œuvre des choses permet de garder les équipes motivées. Il est donc essentiel de redéfinir des objectifs motivants et atteignables. En effet, les collaborateurs comme les sportifs ont besoin de retrouver des repères clairs et un sentiment de progression. Enfin, la notion de mobilisation collective est un sujet à ne pas négliger. Qu’il s’agisse de sports collectifs ou en entreprise, la réussite repose sur l’alignement des différents pôles des équipes. Le discours managérial doit donc redonner du sens, rappeler la direction et embarquer chacun dans un objectif commun. C’est cette capacité à transformer une défaite en apprentissage partagé et en énergie collective qui fait la différence sur le long terme.
Accompagner ses équipes après la défaite en 10 étapes
- Créer des espaces, des moments propices à la discussion et à l’échange
- Écouter et accueillir les émotions de ses membres avant de chercher des solutions
- Être dans l’instant présent avant de penser au futur
- Aller au delà des réactions de façade, identifier les signaux faibles de vos équipes pour connaître leur réel ressenti
- Adopter un discours bienveillant et rassurant sans pour autant minimiser les faits
- Responsabiliser sans accuser
- Analyser la défaite de manière factuelle et constructive
- Redonner rapidement des perspectives et des objectifs clairs
- Renforcer la cohésion et l’esprit d’équipe
- Ajuster au fil des résultats les mécanismes d’amélioration mis en place
5 conférenciers capables de faire le pont entre la défaite sportive et l’échec au travail
Ancien joueur de rugby professionnel, maintenant responsable dans une société d’ingénierie et de conseil en technologies, François TRINH-DUC a bâti sa carrière sur des valeurs aux couleurs du collectif. Rigueur, persévérance ou encore solidarité sont donc de mise.
Puiser dans son passé de sportif de haut niveau, pour partager une vision du management basée sur l’esprit de groupe, telle est le tournant qu’a choisi François Trinh-DUC.
Lors de ces interventions, l’ex pro du ballon effectue avec brio les parallèles entre terrain de rugby et monde de l’entreprise, deux milieux en quête d’excellence et de résilience.
Claude ONESTA fut le sélectionneur et l’entraîneur de l’équipe de France de handball pendant 15 ans. Depuis 2016, il a quitté le terrain et assume désormais les responsabilités de manager général de l’équipe de France. Il est le sélectionneur le plus titré de l’histoire du sport français.
Il possède à ce titre, l’un des plus beaux palmarès, dont les Jeux olympiques et les championnats d’Europe et du monde.
Désireux de partager son expérience et conférencier à succès, il est très actif et intervient régulièrement en entreprise pour des conférences et séminaires abordant divers sujets tels que le management d’équipe, comment fédérer, comment bien mener et motiver une équipe.
Ancien nageur professionnel, Romain BARNIER a surtout marqué sa carrière avec ses 11 titres de champion de France acquis entre 2000 et 2003. Il a également participé à deux Jeux olympiques : Sydney 2000 et Athènes 2004. Spécialiste du 100 et 200 mètres nage libre, Romain se reconvertit en entraîneur après sa retraite sportive. Sous sa direction, ses équipes brillent et remportent des succès. Il insiste sur l’importance de la concentration et de la patience pour pousser ses nageurs à se surpasser. Des qualités qu’il n’hésite pas à partager durant ses interventions en conférence d’entreprise.
Élu meilleur entraîneur du monde par la Fédération Internationale de Handball, Olivier KRUMBHOLZ offre à l’équipe de France féminine le titre olympique aux JO de Tokyo 2020. Avec les Bleues, ce sélectionneur national comptabilise désormais trois médailles d’or aux Championnats du Monde et un succès continental à l’Euro.
Fort de ses expériences, il fait partie des meilleurs orateurs en matière de performance de groupe et de gestion du stress.
En parallèle de son activité, il intervient en entreprise pour parler de succès et d’échecs, de collectif et de leadership.
Contactez Olivier KRUMBHOLZ : [email protected]
Cyril BLANCHARD est un sophrologue et préparateur mental de sportifs de haut niveau et d’entrepreneurs. Recordman de la course la plus dure au monde, il a créé différentes structures pour accompagner les personnes dans leur préparation mentale. Plébiscité par les organismes à mission, il intervient sur des sujets comme la quête de sens, le dépassement de soi, la motivation, les succès et les échecs.
Vous souhaitez en savoir plus au sujet de la défaite sportive ? Vous cherchez des clés pour rebondir ? Faites appel à Simone & Nelson pour trouver l’intervenant et le format qui répondra le mieux à vos attentes.