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La bienveillance en entreprise, utopie ou nouveau paradigme ?
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| Publié le 27 mai 2019

La bienveillance en entreprise, utopie ou nouveau paradigme ?

La bienveillance est devenue un sujet incontournable du management ces dernières années. Avec l’engagement des salariés qui diminue, l’augmentation des cas de burn-out et du stress au travail, la bienveillance apparaît comme une réponse aux maux d’aujourd’hui. Est-ce simplement un cache-misère pour masquer la dureté des relations au travail ou un véritable phénomène qui s’installe, prônant une meilleure qualité de vie au travail ?

 

La bienveillance, qu’est-ce que c’est ?

Contrairement à ce que pourraient en dire ses détracteurs, la bienveillance n’est pas la philosophie naïve prônée par d’éternels idéalistes. C’est une véritable responsabilité pour les managers d’aujourd’hui de rendre l’entreprise plus humaine face à l’exigence du travail et à la dureté des temps. La bienveillance consiste à vouloir du bien à quelqu’un. Pour les managers, cela se traduit par du respect et de l’indulgence envers leurs collaborateurs, et peut également se rapprocher de la compassion, de l’empathie ou de la sympathie. Feedback constructif, encouragements, célébration des succès sont quelques exemples d’actions qu’un manager bienveillant peut mettre en place pour améliorer le bien-être au travail et repenser la culture d’entreprise.

La bienveillance et ses effets sur le monde de l’entreprise

Si la bienveillance est au cœur des enjeux managériaux aujourd’hui, c’est qu’elle est source de nombreux bienfaits. Grâce aux valeurs positives qu’elle dégage, elle garantit une meilleure qualité de vie au travail. Elle implique le respect, la reconnaissance et par conséquent l’épanouissement des travailleurs. C’est ainsi qu’elle amène les salariés à donner le meilleur d’eux-mêmes. En effet, en étant reconnus pour le travail fourni, ils gagnent en confiance et sont ainsi plus motivés. Cela se traduit par la hausse de l’engagement et de la productivité, et la baisse de l’absentéisme – qui représentait en moyenne 17,2 jours par an et par salarié du privé (Le Monde 2018) – et du turnover. La bienveillance permet aussi d’améliorer la santé des salariés, elle diminue les risques de stress, de burn-out – plus d’un salarié sur deux est en situation de « fragilité » professionnelle ou personnelle, a dévoilé une étude de Malakoff Médéric de juin 2018 –  et de dépression grâce à la bonne entente entre managers et salariés. Elle apporte donc de meilleures relations au travail et renforce l’esprit d’équipe. Enfin, un dernier avantage de la bienveillance en entreprise est une bonne image de l’employeur. Si les collaborateurs sont épanouis et satisfaits de l’ambiance de travail, ils peuvent en témoigner. C’est ainsi que des classements comme « Great Place To Work » permettent de communiquer sur la qualité de vie au travail des entreprises, en se basant sur des témoignages disant s’il y fait bon travailler ou non. La bienveillance induit donc un meilleur fonctionnement interne et une meilleure image externe.

Bienveillance et bonheur au travail : des notions qui font débat

Simone & Nelson propose différents profils de conférenciers pour adresser les problématiques de bienveillance, bien-être au travail et motivation.

Michel Poulaert, conférencier spécialiste du management bienveillant, considère qu’il est possible et urgent d’être heureux au travail. La tâche n’est pas facile, mais il est nécessaire de changer son regard et ses perceptions sur son environnement, les autres et sur soi. Gaël Chatelain, un autre de nos intervenants, conseille les entreprises sur la notion de bienveillance afin d’atteindre le « Feelgood Management ». Il fait le point en conférence sur la nécessité de développer une culture managériale, sur les relations humaines, et se montre convaincu que la vie professionnelle peut être agréable.

 Attention toutefois au fossé entre discours bienveillant et réalité. Un cadre de travail avec table de ping-pong ou babyfoot, un management de prime abord « à la cool » ou encore la présence d’un « Chief Happiness Officer » ne sont pas synonymes de bienveillance. Cela, la conférencière Julia De Funès l’a bien compris, en affirmant que « l’entreprise ne doit pas devenir un parc d’attraction ». La philosophe en entreprise dénonce la notion de bonheur au travail en expliquant que ce dernier ne peut être qu’une conséquence et non un objectif. Elle nous met en garde face aux faux-semblants donc, car « la vraie mission de l’entreprise est de créer davantage de performance. Avoir un cadre de travail sympathique c’est agréable, mais cela reste souvent un artifice ». La conférencière rappelle qu’il est important de donner du sens au travail et de la bienveillance dans les relations, à condition que cela ne passe pas par des faux-semblants mais par plus d’authenticité et de sincérité.

 

 

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