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Interview : Marc Lièvremont : un missionnaire du rugby en entreprise
Événementiel

| Publié le 5 juillet 2017

Interview : Marc Lièvremont : un missionnaire du rugby en entreprise

Marc Lièvremont, ancien joueur du XV de France, entraîneur puis sélectionneur de l’équipe de France, est revenu sur son parcours le temps d’une interview.

Bonjour Marc Lièvremont. Pouvez-vous vous présenter et nous parler de vos activités du moment ?

M. L. : Bonjour. Je suis un ancien joueur international de rugby, entraîneur et sélectionneur de l’équipe de France. J’ai donc eu la chance d’avoir plusieurs vies à travers le rugby. Avant la professionnalisation de ce sport, j’étais également éducateur sportif et sapeur-pompier. En parallèle, j’ai acheté une brasserie à Paris, monté une agence événementielle puis ouvert un spa. J’ai ensuite basculé vers une carrière d’entraîneur puis de sélectionneur. J’ai terminé ma carrière rugbystique sur un poste de direction, même si ce sport occupe encore une grande place dans ma vie. Aujourd’hui, mon frère et moi sommes propriétaires d’un restaurant à Biarritz (sur la plage de la côte des Basques) et je suis également consultant sportif pour Canal+conférencier et actionnaire d’une startup. Enfin, je suis régulièrement sollicité, à titre bénévole, pour des parrainages d’événements et d’associations (UNSS, Action Enfance…). 

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Y a-t-il une recette pour motiver ses équipes lorsqu’on est soi-même joueur, entraîneur puis sélectionneur ?

M. L. : Je crois que les recettes sont toujours les mêmes. Lorsqu’on dirige un groupe, quel que soit le contexte, le domaine, le sport ou l’entreprise, l’objectif est de réussir à mobiliser ses équipes. Comme je suis l’aîné d’une famille de 8 enfants, je ne conçois pas des victoires et des trajectoires en solitaire. Il faut s’investir, fixer des règles, responsabiliser et fédérer le plus grand nombre pour que chacun s’épanouisse et donne le meilleur de soi-même. Diriger, c’est aussi se connaître soi-même et savoir quelles sont ses limites. Les contextes évoluent, certes, mais j’ai toujours suivi les mêmes méthodes. Pour moi, le maître-mot est l’engagement

rugby

Quelles sont, pour vous, les qualités d’un bon manager ?

M. L. : Je m’étais promis de ne jamais devenir entraîneur car je ne pensais pas pouvoir ressentir d’émotions aussi intenses qu’en étant acteur sur le terrain, mais j’y suis finalement parvenu. Manager, c’est penser pour toute une équipe, fédérer, avoir le sens des autres, faire des choix, gérer les aléas, anticiper et être capable de s’adapter à des contextes mouvants. Cela inclut une remise en question permanente. C’est parfois frustrant car on dépend des autres, de ceux qui sont sur le terrain. Finalement, on délaisse ses objectifs individuels au profit d’un engagement collectif. Je me sers justement du modèle de management de ce sport pour donner des clés d’inspiration aux entreprises et leur montrer comment définir un projet commun.

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Esprit d’équipe, fair-play… En quoi les valeurs inhérentes à la pratique du rugby trouvent-elles écho dans l’entreprise ?

M. L. : De manière générale, le sport sert d’exemple et de levier à de nombreuses dynamiques collectives et entrepreneuriales. Je ne suis pas très objectif lorsque je parle de rugby car c’est l’histoire de ma vie, mais c’est, pour moi, le seul sport collectif de combat au sein duquel des gens très différents doivent collaborer. C’est une discipline qui peut parfois être très violente. Les règles du rugby créent les conditions de l’adversité qui obligent les hommes à se fédérer. Seul, on n’est rien. On a besoin des autres. Il y a donc une certaine ressemblance avec la dynamique d’entreprise où il faut créer un cadre propice à la cohésion de groupe, tout en gérant les égos et en s’adaptant à la conjoncture économique, la concurrence…  

cohésion de groupe

Que diriez-vous à quelqu’un qui veut abandonner ? 

M. L. : Pour réussir, il faut du talent, bien sûr, mais aussi beaucoup de travail et de persévérance. Et l’une des qualités essentielles d’un sportif de haut niveau et d’un grand champion, c’est l’humilité. Je me suis beaucoup construit autour de cette valeur. Ce serait facile pour moi de dire à quelqu’un de ne pas abandonner. J’ai parfois perdu mais je n’ai jamais abandonné ; j’ai toujours essayé de trouver des solutions. Je ne veux toutefois pas jouer au donneur de leçon et dire que rien n’est impossible. Parfois, il y a des contextes qui sont complètement viciés et c’est peut-être une forme d’intelligence d’abandonner pour mieux rebondir. On a le droit de se tromper. 

 

Quel a été le moment marquant de votre carrière ?

M. L. : C’est difficile de n’évoquer qu’un seul souvenir. J’ai commencé le rugby à 5 ans et je l’ai arrêté à 44 ans sur un poste de direction. J’ai passé presque 40 ans sur les terrains. Je retiens autant les souvenirs émus de ma jeunesse, pendant laquelle j’ai eu l’occasion de jouer avec et parfois contre mes petits frères, mes premiers titres, mes co-équipiers qui sont restés mes amis, que les difficultés, la gestion des aléas ou l’arrêt de ma carrière sur blessure… C’est aussi ça le sport. En tant que joueur, entraîneur ou sélectionneur, on traverse des périodes difficiles pendant lesquelles on souffre, on a de la peine, on est colère, mais on finit par trouver des solutions pour gagner à nouveau

Avez-vous le souvenir d’une conférence qui a eu un effet positif sur la cohésion de groupe de votre auditoire ?

M. L. : Lorsque je donne des conférences dans le Sud-Ouest, il y a généralement des anciens joueurs. Ils sont donc très contents quand je parle de rugby. Ce qui est encore plus valorisant, c’est lorsque je me fais l’effet d’un missionnaire. Un jour, je donnais une conférence pour un groupe de protection sociale et, le lendemain, le responsable régional m’envoie un message pour me dire qu’il s’est beaucoup inspiré de mes propos. Lors de mes interventions, j’essaie d’avoir un discours concret, productif et inspirant. Je crois que le management consiste aussi à chercher et s’inspirer d’autres idées. Par exemple, on équipe et moi sommes allés voir un ballet pour améliorer nos mêlées. J’aime faire passer aux gens un bon moment en leur racontant des anecdotes comme celles-ci, avec humour et passion. On peut dire que je suis un missionnaire du rugby.  

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Au-delà de vos interventions orales, proposez-vous des ateliers de mise en pratique ?  

M. L. : Oui, j’aime l’interaction. Lors de mes interventions, j’aime provoquer des débats et je prolonge souvent l’échange lors d’une « troisième mi-temps » autour d’un verre ou d’un repas. Et quand le cadre s’y prête, j’amène les groupes sur le terrain pour leur faire découvrir le rugby à travers des ateliers et des jeux. Plus le public est éloigné du rugby, plus il se lâche. C’est génial. Un jour, j’ai emmené des femmes sur un terrain et malgré leur réticence, elles se sont défoulées. Cela contribue véritablement à renforcer la cohésion de groupe. D’ailleurs, je pars bientôt à l’Île Maurice pour donner plusieurs conférences et je vais emmener deux groupes d’une cinquantaine de personnes sur le terrain. 

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Quels sont pour vous les avantages à travailler avec Simone & Nelson ? 

M. L. : Là aussi, c’est un travail d’équipe. Je travaille avec des professionnels et un outil en ligne qui m’aident dans le suivi de la logistique. Cela me facilite donc le travail en amont.

Grâce à un discours concret et inspirant et des formats interactifs, Marc Lièvremont contribue à renforcer la cohésion de groupe de son auditoire.

Vous souhaitez contacter Marc Lièvremont pour le faire intervenir lors d’une conférence ou un séminaire d’entreprise ? Rendez-vous sur la plateforme Simone & Nelson. Nos outils en ligne et nos experts vous accompagneront de la prise de contact jusqu’au suivi post-événement, en passant par la contractualisation.

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